jeudi 16 septembre 2010
Nouveaux départs
D'abord, depuis 3 mois, nous sommes installés dans un nouvel appart, rien qu'à nous. Enfin rien qu'à moi sur le papier, alors j'ai intérêt à garder l'homme sous la main, sinon ça va être galère. Pas bougés bien loin : à 2 rues du précédent, c'est bien la première fois que je déménage à pied ! Rien à voir avec les appartements chaux-de-fonniers, pas de vieux parquets et de cachet bien de chez nous, mais y'a quand même des moulures au plafond et une superbe vue sur le quartier. On peut voir la croix du Parc Güell, même les flash des appareils photos parfois quand la pénombre s'installe, et l'église du Tibidabo illuminée.
On profite d'un petit balcon, d'un bureau où travailler tranquillement et même d'une mini chambre d'amis pour pouvoir accueillir les visites. Alors même s'il reste beaucoup à faire pour que tout soit pratique, joli et agréable (bin, oui, parce que des fois quand on rentre du travail, on a plus envie d'une soirée pâtes-série que de scier des planches, tirer des câbles et manier la perceuse), on est bien et finalement c'est ça qui compte.
L'autre changement important dans le quotidien, c'est du côté du boulot. Mon contrat s'est terminé au début de cette semaine et je le savais depuis un moment déjà que mon aventure dans la boîte où j'étais s'arrêterait là. Vu la conjoncture économique de mon pays d'accueil, qui n'est pas prête de s'améliorer en passant, je crois pas avoir imaginé 2 minutes de chercher une nouvelle place de travail. J'ai rapidement décidé que la meilleure solution était de tenter l'aventure toute seule comme une grande fille, je vais donc me mettre à mon compte.
Fini les supérieurs qui viennent te mettre la pression alors que t'es déjà stressée, les repas tupperwares dans une cuisine déprimante sans fenêtre et les heures à attendre au bureau qu'un contrat arrive pour toi. Ça va pas pour autant être simple, il y a la paperasse à remplir, les comptes à tenir, les clients à dénicher. Et même si les collègues avec qui discuter de temps en temps, qui sont là pour m'offrir leurs conseils et m'apprendre tout ce qui n'était pas au programme de mes années d'études risquent de me manquer, je me réjouis de n'avoir de comptes à rendre qu'à moi-même.
Mais le chemin est encore long avant que tout soit prêt pour m'installer derrière mon ordinateur et traduire. Cette semaine la première étape a été l'inscription au chômage. Et oui, parce qu'en attendant que mon entreprise personnelle puisse tourner et que je sois fiscalement et légalement autorisée à envoyer des factures à mes futurs clients pour gagner ma vie, faut bien continuer à payer le loyer et tout le tintouin. Je vous passe les détails sur les près de 5h kafkaïennes passées dans les bureaux pour entreprendre les premières démarches, dans une ambiance lourde, des queues à n'en plus finir de gens désespérés par ce marché du travail lanterne rouge de l'Europe. Je sais bien que le peu que je vais toucher d'indemnisations, j'y ai pleinement droit puisqu'il correspond à ce que j'ai cotisé au cours de l'année, mais je n'ai pas pu faire taire cette petite voix qui me disait que c'était pas très juste de venir en profiter sachant que je viens d'un pays où la situation est loin d'être si dramatique.
Y'a plus qu'à mettre la machine en route rapidement, arriver à gagner bien ma vie, histoire de rembourser tout ça en impôts pour soulager ma conscience ! Vous pourrez suivre mes débuts de près, parce je compte bien sur vous pour transmettre ma carte de visite virtuelle une fois que je serai opérationnelle.
lundi 8 mars 2010
Barcelone sous les flocons
Déjà quelques temps que je me dis qu'il faudrait que je donne des nouvelles par ici.
Ce sera peut-être pour bientôt, mais aujourd'hui une bonne raison de poster une ou deux photos : il a neigé sur les palmiers !
Ça, je vous jure que je ne m'y attendais pas. Voilà la vue que j'avais depuis la fenêtre du bureau cet aprem.
Alors à peine sortie du boulot, je me suis dirigée vers la plage pour la voir enneigée, en grelottant parce qu'ici je suis pas tout à fait équipée, mais ça valait le détour : des vagues bien plus hautes que d'ordinaire et une eau de la couleur des jours de tempête.

Malheureusement c'est fini et demain toute trace de blanc aura disparu je pense. Au moins, je pourrai dire que j'y étais.
lundi 16 novembre 2009
mercredi 11 novembre 2009
Me voici, me voilà !
Je sais, je sais, voilà bien longtemps que je promets des nouvelles à tous et que vous n'en avez pas reçues... C'est que les semaines passent à une rapidité incroyable ici et que je surfe bien moins souvent que je le faisais en Suisse, et oui, l'emploi du temps est plus chargé et j'avoue aussi qu'il y a trop de choses à faire et à découvrir pour rester enfermée derrière un écran.
En bref et en rapide pour l'instant, quelques news générales. Ma vie du côté de Barcelone a peu à peu pris un rythme de croisière. Après deux mois très intenses en découvertes, à courir les bureaux pour les démarches administratives, à essayer d'emmagasiner trop d'informations à la seconde pour m'y retrouver dans ce nouveau boulot et à tenter malgré tout de profiter pour commencer de découvrir cette nouvelle ville, je commence gentiment à trouver une petite routine, bien différente de mon quotidien d'avant.
J'habite, avec German, dans un appart en coloc à Gràcia, je n'ai pas peur d'exagérer en disant que c'est évidemment le plus cool des quartiers de la ville, je vous le décrirai en détails, photos à l'appui, un autre jour. Pour ceux qui connaissent, c'est l'appart d'Anto, éhéhéh, des retrouvailles inattendues qui font plaisir. On vit avec donc cet ami italien, une Portugaise, une Autrichienne et une Allemande, mais c'est pas une vraie, elle a toujours vécu en Catalogne. Que des étudiants, deux filles qui font de la traduction, je suis donc pas trop dépaysée de ce côté. Tous très sympa, on se marre bien. On a même initié tout ce petit monde au Dalmuti lors de notre premier souper de colocs, ils se sont bien marrés... sauf les voisins du dessous qui nous ont expliqué que ça faisait trop de bruit quand on bougeait les chaises!
La vie dans cette ville s'annonce très bien, beaucoup beaucoup de choses à faire, des terrasses et des restos chouettes un peu partout, des expos intéressantes, pour l'instant je suis juste frustrée que les week-ends n'aient que deux jours et m'empêchent de faire tout ce que je veux.
Voilà, un début pour vous dire que je suis vivante, que mes premiers pas dans le coin se passent très bien. Je vous raconterai plus de choses sur le boulot, le quartier et les trucs bizarres que je vois par ici petit à petit.
Salutations à ceux qui me liront !
Et pour vous faire sourire, voici une petite photo de l'arrêt pique-nique lors du trajet Genève-Barcelone !
